Muay-Thaï, Kickboxing, K1… Kesaco

A la fin de l’année 2017, les équipes de Spivod Média ont produit un documentaire intitulé
« Nakmuay de France » diffusé sur France 0 avec la collaboration du CNOSF. A cette
occasion, voici quelques clés et des points de repère pour mieux comprendre les disciplines du
pieds-poings.

Par Jean-Charles Barès

Voir le documentaire
https://vimeo.com/247612779

KICKBOXING

Le kick-boxing est une forme de combat né aux Etats-Unis dans les années 1960. Elle permet aux
combattants de s’exprimer avec les poings, comme avec les pieds. Dans sa version américaine, le
kick-boxing reste un sport entièrement basé sur les percussions à distance, et ne permet pas de
prolonger un mouvement au corps-à-corps, ou au sol contrairement par exemple au MMA.

Au même moment, aux États-Unis, naît une autre discipline appelée “full contact” : elle regroupe
les même techniques que le kick-boxing mais interdit les coups de pieds en dessous de la ceinture.

K1

Cette version américaine est aujourd’hui largement tombée dans l’oubli, supplantée par le
kick-boxing japonais, qui voit son essor dans les années 90, avec l’avènement de l’organisation
privée K1. Jérôme Lebanner, le plus grand kickboxer français, adulé au Japon, y a disputé les plus
grands combats de sa carrière.

Pour plus de spectacle, le K1 autorise les percussions avec les genoux, en plus des techniques de
pieds-poings. Pour privilégier la fluidité des combats, les coups de genoux sont donnés directement
ou avec une saisie de l’adversaire limitée à quelques secondes. Le K1 marque ainsi sa différence
avec la boxe thaïlandaise, où les échanges de coups de genoux au corps-à-corps peuvent durer
plusieurs minutes. En K1, les coups de coudes ne sont pas autorisés.

Le K1 va ainsi proposer la synthèse du kick-boxing américain et de la boxe thaïlandaise et dès lors,
il offre un compromis, sorte de règles unifiées dans lesquels les pratiquants des différentes
disciplines pied-poings peuvent se retrouver pour s’affronter.

Le terme de “kick-boxing”, employé aujourd’hui, renvoie à la pratique du K1.

Voir “Un roi sans couronne” , un document diffusé en 2016 sur la Chaîne l’Equipe

L’organisation la plus prestigieuse aujourd’hui en kickboxing est le circuit Glory. Gagner une
ceinture du Glory est considéré comme un titre de champion du Monde. En 2017, Cédric Doumbé
est devenu le premier Français à remporter une ceinture du Glory. Voir le combat.

BOXE THAI

La boxe thaï, dans son nom originel, le « muay thaï », est un art martial ancestral, qui tient lieu
d’entraînement militaire pour les soldats thaïlandais dès le 16e siècle. Elle est aujourd’hui le sport
national en Thaïlande.

La boxe thaï est le sport de combat le plus complet debout. Comme en kick-boxing, elle autorise les
percussions avec les pieds et les poings. mais aussi avec les genoux et les coudes.

A cette distance de percussion s’ajoute le combat rapproché, le corps à-corps. Les boxeurs ont ainsi
le droit de saisir leur adversaire, pour ensuite placer les coudes et les genoux, de le balayer, ou
encore de le projeter au sol.

Les traditions Muay Thaï
– le mongkon : avant de monter sur le ring, les boxeurs se couvrent la tête d’un anneau protecteur
pour se protéger des « mauvais esprits »

– le ram muay : avant chaque combat, les boxeurs réalisent une danse en hommage à leur
entraîneur et leur club. A l’origine, chaque camp thaïlandais a sa danse. Les Européens se
contentent généralement de faire le tour du ring en s’inclinant dans chaque coin.
Vidéo

sarama : c’est la musique qui accompagne tous les combats de Muay Thaï. Elle est joué par 4
musiciens, un au hautbois, deux aux tambours et un aux cymbales. Elle débute lentement lors du
Ram Muay et s’accélère au fur et à mesure que le combat s’intensifie entre les deux boxeurs.

En savoir plus sur les traditions